Également reconnu coupable du viol d'une Nantaise de 17 ans en 2004, Ramiz Iseni est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité mais la cour d'assises de Loire-Atlantique n'a pas prononcé les 22 ans de peine de sûreté demandés par l'avocat général Ivan Auriel.
« Crime sadique »
Concrètement, Ramiz Iseni n'a pas la moindre chance de sortir de prison avant 18 ans de détention. Passé ce délai, il aura la possibilité de solliciter un aménagement de peine. Un collège de trois experts psychiatriques l'examinera alors ; un juge chargé de l'application des peines tranchera en dernier ressort. « C'est une lourde peine mais cela laisse une lueur d'espoir à M. Iseni » note l'avocat du condamné, Me Jérôme Stephan. Un procès en appel pourrait ainsi être évité, épargnant de nouvelles souffrances à la famille.
« C'est la première fois de ma carrière que je me retrouve dans l'obligation de requérir, en toute conscience, la peine maximum », a expliqué Ivan Auriel, magistrat expérimenté. Pour lui, le meurtre de Sophie Gravaud est « un crime sadique. Ramiz Iseni a joui de la souffrance et de la peur qu'il a imposée à sa victime. » L'avocat général a également insisté sur les risques de récidive pointés par les experts psychiatriques, dénonçant « l'absence sidérale de toute compassion chez Ramiz Iseni ». « Juger n'est pas venger, a plaidé la défense. On vous demande d'éliminer M. Iseni de la société et de le rendre le plus malheureux possible. C'est le choix de l'élimination et non plus de la réhabilitation. »
Source : Ouest France (Yan Gauchard)