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Durant ce procès, l’émotion est insoutenable. Martine Rolland a évoqué la vie sans sa fille. « Une Clio rouge croisée sur la route, une chanson à la radio me rappellent Sophie. Il nous arrivait de danser toutes les deux dans la maison. Ma fille me manque horriblement. Le soir, je pense à elle et je pleure. » Les premiers mots de pardon, balbutiés par l’accusé, se heurtent à une vague de protestations horrifiées et de « non ». « M. Iseni, vous avez amputé ma vie, énonce, gorge serrée, Céline, sœur de la victime, transperçant des yeux l’accusé dans son box. Sophie ne connaîtra jamais mes enfants. Elle aurait dû être témoin à mon mariage. » Un temps et puis elle reprend : « M. Iseni, sachez que je ne vous pardonnerai jamais. » Un regard vers la cour et la sentence claque : « Il ne doit jamais sortir de prison. » |
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