| Jeudi 26 février 2009 : De nombreux commerçants et particuliers ont décidé de s'équiper de caméras pour tenter de prévenir les vols, les agressions et les dégradations
En avril 2007, Sophie Gravaud, 23 ans, est enlevée sur le parking où transitent un million de véhicules chaque mois. Plus de vingt heures d'enregistrements des caméras d'Atlantis sont réquisitionnées par la justice. Le meurtrier présumé est filmé dans une station-service Elf, boulevard du Tertre. « Cette vidéo ne sera pas déterminante pour l'enquête, mais permettra de confirmer des éléments », commente Me Loïc Cabioch, avocat de la maman de Sophie Gravaud.
« La caméra n'est pas une arme absolue pour prévenir la délinquance, les agressions, et faire aboutir une enquête, commente le sénateur-maire, Charles Gautier. Elles sont un élément parmi une panoplie de moyens. Nous avons dix-huit caméras à Saint-Herblain, mais aussi douze policiers municipaux, des médiateurs dans les quartiers. » L'élu assure d'une « baisse tendancielle des délits » avec sa « méthodologie ». Mais spontanément, il ne souvient plus du coût d'installation de ses caméras. Il cite le budget de fonctionnement annuel : « Un million d'euros, dans un budget municipal d'environ 80 millions. » Sa commune emploie quinze agents pour piloter ses caméras. De plus en plus de mairies pistent Saint-Herblain la pionnière. Elles s'équipent avec l'appui bienveillant de la préfecture. Pour les entreprises du secteur, le marché est porteur.
« 55 % de nos clients sont des collectivités locales, témoigne Roger Orsonneau, PDG d'une société de télécoms, TDO Atlantique. Nous nous intéressons à ce marché depuis deux ans et sommes à 300 % de croissance. La sécurité représente désormais 20 à 30 % de notre chiffre d'affaires. »
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