  « Le combat de Sophie est aussi le vôtre ». C'est par cette grande banderole que s'est ouverte la marche silencieuse en hommage à Sophie Gravaud, tuée le 7 avril 2007 alors qu'elle quittait Atlantis, son lieu de travail.
Un an après, ses parents, sa famille et ses amis ont décidé de se regrouper devant la préfecture, hier en début d'après-midi, en vue de rejoindre le Palais de justice. Plus de 200 personnes étaient présentes au rendez-vous.
Certains tenaient une photo de la jeune femme dans leurs mains, d'autres portaient un tee-shirt avec son image, d'autres encore tenaient des affiches avec le visage de Sophie Gravaud, et cette phrase : « Un sourire effacé par l'ignominie humaine ».
« Pour que cela n'arrive plus jamais »
Reçus par le préfet peu avant la marche, Martine Rolland, la mère de Sophie, et son beau-père Rémi, en sont ressortis très émus. « C'est lui qui nous a contactés. Il voulait nous assurer de son soutien et de son amitié », explique Martine Rolland.
Puis, le cortège a défilé sans un mot jusqu'au Palais de justice où la banderole a été accrochée sur la façade. Un à un, les participants ont alors déposé une petite bougie allumée. Dans le silence, avec une émotion palpable, et des larmes.
« Cette émotion, je la vis tous les jours. C'est réconfortant d'être soutenu même si ça fait revivre beaucoup de choses. Pour nous, c'était important de rendre hommage à Sophie. Cette marche, c'est pour signifier que nous nous battons pour que cela n'arrive plus jamais », poursuit Martine Rolland qui attend désormais « une condamnation ferme et sévère ».
Plus clairement, la famille de Sophie Gravaud souhaite que l'auteur des faits « ne sorte jamais, qu'il soit enfermé pour le restant de ses jours ». Il ne reste qu'à attendre le verdict de la cour d'assises de Loire-Atlantique, lors du procès prévu au plus tard dans un an, au plus tôt avant la fin de l'année.
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