| Le principal suspect dans le meurtre de Sophie Gravaud, retrouvée morte dans un fossé près de Nantes le 13 avril, a reconnu avoir voulu violer la jeune femme avant de l'étrangler, apprend-on de source proche du dossier.
Son épouse Bukurija a été remise en liberté mercredi soir, conformément aux réquisitions du parquet, après trois mois de détention à la maison d'arrêt de Nantes.
Elle reste mise en examen de complicité d'enlèvement et séquestration suivie de mort et de recel, pour avoir utilisé l'argent retiré par son mari avec la carte bancaire de Sophie Gravaud.
Ramiz Iseni, un père de famille bosniaque de 46 ans, a déclaré au juge d'instruction qu'il cherchait de l'argent le soir du 7 avril, "après avoir vidé la veille le compte bancaire de la famille au casino de Pornic", selon Loïc Cabioch, avocat de la mère de Sophie Gravaud.
Il aurait alors commis un vol à l'arraché du sac à mains de la jeune femme de 23 ans, qui sortait du centre commercial où elle travaillait.
Alors que Sophie Gravaud le poursuivait, Ramiz Iseni l'aurait forcé à monter dans sa voiture, puis ligotée sur la banquette arrière. Pendant plus d'une heure, il aurait alors roulé dans l'agglomération nantaise, avant de commencer à déshabiller sa victime.
Devant la résistance de la jeune femme, le père de famille bosniaque l'aurait alors étranglée, puis jetée dans un fossé à proximité. Il est aujourd'hui mis en examen pour " enlèvement et séquestration suivie de mort ".
Le procès de Ramiz Iseni devant une cour d'assises est désormais envisageable "à l'automne 2008", selon Emmanuel Geffroy, avocat du père de Sophie Gravaud.
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