Une marche silencieuse à la mémoire de Sophie Gravaud, la jeune femme portée disparue depuis le 7 avril et retrouvée morte vendredi dans un fossé à Bouguenais (Loire-Atlantique), s'est déroulée samedi après-midi dans le centre de Nantes, à l'appel de ses proches.
Merci à tous ceux qui ont participé à cette marche !
Les participants, plus de 4.000, qui s'étaient rassemblés devant la préfecture de Loire-Atlantique, sont partis vers 16h en direction de la place du Commerce. En tête, on pouvait voir une banderole sur laquelle étaient écrits les mots "Plus jamais ça".
Peu avant que la marche ne commence, Martine Bréger, la mère de la défunte, s'est écroulée en larmes et a hurlé "Ma fille, rendez moi ma fille". Elle a ensuite pris la tête du cortège, une photo de sa fille en main. "Il a tué ma fille, il m'a tuée aussi", lâche-t-elle. "Il nous a tués tous, tous, toute la famille...Plus rien ne sera plus comme avant". Le beau-père de Sophie Gravaud est présent au côté de sa compagne. "On ne dort plus, on ne vit plus, moi ça me dégoute", lance-t-il.
Régis Lamarche, le petit ami de la victime, remercie de son côté tous ceux qui se sont mobilisés. "C'est une très belle mobilisation, mais malheureusement, c'est trop tard", déplore-t-il. "On est tous très touchés de voir autant de gens autour de nous, mais dans une circonstance comme ça, ca passe au second plan".
La marche silencieuse, qui a marqué plusieurs arrêts tout au long de son parcours, s'est achevée place du Commerce. Une minute de silence a été respectée, avant des applaudissements. Des centaines de personnes se sont ensuite assises par terre, autour des centaines de fleurs apportées en hommage à Sophie Gravaud. Des bougies ont également été allumées devant les nombreux portraits de la jeune femme déployés sur le sol.
D'après les premières constatations du médecin légiste, des traces de compression manuelle ont été découvertes au niveau des cervicales de la jeune femme âgée de 23 ans. Son corps a été retrouvé à environ huit kilomètres du centre commercial de Saint-Herblain (Loire-Atlantique), où elle travaillait.
Un couple est mis en examen et écroué dans le cadre de l'affaire. Le principal suspect, un père de famille nantais d'origine bosniaque interpellé mardi soir à Bourgoin-Jallieu (Isère), a été transféré vendredi matin à Nantes par avion. L'homme, âgé de 46 ans, a été mis en examen pour "enlèvement, détention et séquestration suivis de mort", selon le procureur. Il est actuellement écroué à la maison d'arrêt de Nantes. Son épouse, interpellée mardi à son domicile, a elle été mise en examen jeudi soir pour "complicité d'enlèvement, séquestration" et écrouée, selon des sources judiciaires.
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