SOPHIE GRAVAUD
1983 - 2007, 23 ans
- 1m61, 53Kg
- Brune
- Yeux marrons
- Cheveux mi-long.
Toute les informations sur Sophie et l'enquête ainsi que tous vos soutiens !
Sophie, on ne te lachera pas, on ne t'oubliera pas !!! Tu nous manques ! |
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Le procureur a demandé le renvoi de Ramiz Iseni devant les jurés pour « enlèvement et séquestration suivis de mort, et agression sexuelle ». En revanche, il requiert un non-lieu pour la femme du suspect.
On savait close l'enquête consacrée à la mort de Sophie Gravaud. Voici venu le temps des réquisitions du procureur de la République. Il a demandé le renvoi de Ramiz Iseni devant la cour d'assises de Loire-Atlantique pour « enlèvement et séquestration suivis de mort, et agression sexuelle ».
Sa femme, Bukurija Iseni, pourrait en revanche bénéficier d'un non-lieu. Elle avait été mise en examen pour complicité. « Le procureur considère qu'elle n'est pas impliquée dans le crime », notait, hier soir, Me Loïc Cabioch, avocat de la mère de Sophie Gravaud.
Rappelons que le corps de la jeune Nantaise, âgée de 23 ans, avait été retrouvé à Bouguenais, dans un chemin creux, une semaine après sa disparition. C'était en avril 2007. La vendeuse avait été enlevée à la sortie de son travail, une galerie commerciale située à Saint-Herblain, au nord de Nantes. Le suspect avait été rapidement interpellé dans le sud-est de la France, alors qu'il cherchait à gagner l'Italie.
Les réquisitions concernant Ramiz Iseni ne faisaient guère de doute. Mis en cause par son épouse, l'homme avait fini par reconnaître avoir enlevé et tué Sophie Gravaud. Il devrait aussi être jugé en même temps pour une tentative de viol sur une mineure de 17 ans.
Le non-lieu pour Bukurija Iseni ? La famille entend contre-attaquer si ces réquisitions étaient suivies. « Elle n'est pas impliquée dans le crime, ça ne fait pas de difficulté pour nous, admet Me Cabioch. En revanche, elle était soupçonnée de recel d'escroquerie, la somme prélevée par son mari avec la carte bancaire de Sophie Gravaud. Le procureur estime qu'elle était en situation de contrainte et ne pouvait pas résister à son mari. Je vais écrire au juge pour dire qu'on ne partage pas ce point de vue. » La décision devrait intervenir avant la fin juin.
Rémi Rolland, le beau-père de Sophie Gravaud, exprimait, hier, l'incompréhension des proches : « On fera appel ! Cette femme, on ne veut pas sa perte. Mais on voudrait qu'elle soit jugée. »
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  « Le combat de Sophie est aussi le vôtre ». C'est par cette grande banderole que s'est ouverte la marche silencieuse en hommage à Sophie Gravaud, tuée le 7 avril 2007 alors qu'elle quittait Atlantis, son lieu de travail.
Un an après, ses parents, sa famille et ses amis ont décidé de se regrouper devant la préfecture, hier en début d'après-midi, en vue de rejoindre le Palais de justice. Plus de 200 personnes étaient présentes au rendez-vous.
Certains tenaient une photo de la jeune femme dans leurs mains, d'autres portaient un tee-shirt avec son image, d'autres encore tenaient des affiches avec le visage de Sophie Gravaud, et cette phrase : « Un sourire effacé par l'ignominie humaine ».
« Pour que cela n'arrive plus jamais »
Reçus par le préfet peu avant la marche, Martine Rolland, la mère de Sophie, et son beau-père Rémi, en sont ressortis très émus. « C'est lui qui nous a contactés. Il voulait nous assurer de son soutien et de son amitié », explique Martine Rolland.
Puis, le cortège a défilé sans un mot jusqu'au Palais de justice où la banderole a été accrochée sur la façade. Un à un, les participants ont alors déposé une petite bougie allumée. Dans le silence, avec une émotion palpable, et des larmes.
« Cette émotion, je la vis tous les jours. C'est réconfortant d'être soutenu même si ça fait revivre beaucoup de choses. Pour nous, c'était important de rendre hommage à Sophie. Cette marche, c'est pour signifier que nous nous battons pour que cela n'arrive plus jamais », poursuit Martine Rolland qui attend désormais « une condamnation ferme et sévère ».
Plus clairement, la famille de Sophie Gravaud souhaite que l'auteur des faits « ne sorte jamais, qu'il soit enfermé pour le restant de ses jours ». Il ne reste qu'à attendre le verdict de la cour d'assises de Loire-Atlantique, lors du procès prévu au plus tard dans un an, au plus tôt avant la fin de l'année.
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L'association Le combat de Sophie organise une marche en hommage à Sophie Gravaud, dans les rues de Nantes, le 12 avril. L'an dernier, peu après le drame, une manifestation semblable avait rassemblé 4 000 personnes.
Il y a quasiment un an, l'effroyable meurtre de Sophie Gravaud suscitait une immense émotion dans la France entière. Le procès de Ramiz Iseni, le suspect principal de cette affaire, pourrait se dérouler dès cet automne, le juge d'instruction nantais, Frédéric Desaunettes, ayant récemment bouclé le dossier (lire nos éditions d'hier). Le 12 avril 2007, le corps de cette jeune femme de 23 ans était retrouvé sur une voie de délestage de la route de Pornic.
À toutes les victimes de « l'ignominie humaine »
Pour lui rendre hommage, Le combat de Sophie organise donc une marche commémorative, le 12 avril prochain, à Nantes. Le rendez-vous est fixé à 14 h, devant la Préfecture. La marche, aboutira symboliquement devant le palais de justice, qui devrait accueillir le procès. Cette manifestation sera également dédiée à toutes les victimes de « l'ignominie humaine ».
L'association souhaite aussi mettre en place des actions concrètes. Elle est en train de concevoir un mini-guide anti-agression et a réalisé, en partenariat avec la Chambre de commerce de Nantes, une étude, dont l'objectif est la signature d'une charte de sécurité avec les gérants de grandes surfaces et centres commerciaux.
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Le site officiel de l'association le "Combat de Sophie" est ouvert !
Il est accessible à l'adresse suivante :
http://www.lecombatdesophie.com
Ce site sera mis à jour en fonction de l'actualité de l'association et des actions menées. Vous pouvez imprimer et remplir le bulletin d'adhésion à l'association disponible dans la rubrique téléchargement du site, ou accessible en cliquant directement ICI
(Pour afficher ce fichier, vous devez avoir Adobe Reader d'installé, sinon vous pouvez le télécharger gratuitement ICI)
Ne vous inquiétez pas, ce blog reste à votre disposition et sera également mis à jour lors de chaque actualité ou chaque évènement nouveau avec de nombreuses informations supplémentaires.
Merci à tous de votre patience, et de votre soutien pour que ce combat continue !
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| Le principal suspect dans le meurtre de Sophie Gravaud, retrouvée morte dans un fossé près de Nantes le 13 avril, a reconnu avoir voulu violer la jeune femme avant de l'étrangler, apprend-on de source proche du dossier.
Son épouse Bukurija a été remise en liberté mercredi soir, conformément aux réquisitions du parquet, après trois mois de détention à la maison d'arrêt de Nantes.
Elle reste mise en examen de complicité d'enlèvement et séquestration suivie de mort et de recel, pour avoir utilisé l'argent retiré par son mari avec la carte bancaire de Sophie Gravaud.
Ramiz Iseni, un père de famille bosniaque de 46 ans, a déclaré au juge d'instruction qu'il cherchait de l'argent le soir du 7 avril, "après avoir vidé la veille le compte bancaire de la famille au casino de Pornic", selon Loïc Cabioch, avocat de la mère de Sophie Gravaud.
Il aurait alors commis un vol à l'arraché du sac à mains de la jeune femme de 23 ans, qui sortait du centre commercial où elle travaillait.
Alors que Sophie Gravaud le poursuivait, Ramiz Iseni l'aurait forcé à monter dans sa voiture, puis ligotée sur la banquette arrière. Pendant plus d'une heure, il aurait alors roulé dans l'agglomération nantaise, avant de commencer à déshabiller sa victime.
Devant la résistance de la jeune femme, le père de famille bosniaque l'aurait alors étranglée, puis jetée dans un fossé à proximité. Il est aujourd'hui mis en examen pour " enlèvement et séquestration suivie de mort ".
Le procès de Ramiz Iseni devant une cour d'assises est désormais envisageable "à l'automne 2008", selon Emmanuel Geffroy, avocat du père de Sophie Gravaud.
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